Aleksandre Zharaya, Révélation Art numérique - Art vidéo 2026

30 Sep 2026

La Révélation Art numérique - Art vidéo 2026, en partenariat avec Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, a été attribuée à Aleksandre Zharaya pour son film Avet.

Pour la 12e année consécutive, l’ADAGP s’associe avec Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains pour récompenser, à travers une Révélation, un(e) artiste émergent(e) de la scène française dans la catégorie Art numérique – Art vidéo.

L’exposition Panorama 28 - Invisibles ?, rendez-vous annuel de la création au Fresnoy – Studio national des arts contemporains, présente jusqu’au 3 janvier 2027 l’ensemble des productions réalisées en 2026 par les artistes étudiant·es et les artistes-professeur·es invité·es. Dans le cadre de cette exposition, les travaux des étudiant(e)s de deuxième année ayant réalisé des œuvres numériques et des vidéos ont été soumis aux délibérations d’un jury composé de professionnel(le)s et d’artistes.

Le jury, coprésidé par Dorothée de Monfreid et Gustave de Staël, et composé de Randa Maroufi (Révélation Art numérique – Art vidéo 2015), Rony Efrat (Révélation Art numérique – Art vidéo 2024), Lili Reynaud Dewar (artiste), Béatrice Salmon (conservatrice générale du patrimoine, chargée de mission DGCA, ministère de la culture), Clara Schulmann (autrice, enseignante, critique d'art), a choisi de récompenser :

Aleksandre Zharaya pour Avet, 2026


Aleksandre Zharaya, Avet, 2026
© Aleksandre Zharaya, Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, 2026

 

« Un jeune immigré russe décrit sa vie étrange et solitaire en Europe, sa chambre hors du temps, et la chose qui l’attend tous les jours en bas de l’escalier. Un jour, elle le mène vers son double : celui qui n’est jamais parti.
Ils comparent leurs expériences, s’interrogent à propos de la créature qui les met en lien, puis s’endorment au son de la télévision ou du flux algorithmique des réseaux sociaux. Chaque nuit, ils font le même rêve : un bloc transparent, déformé par une multitude d’images projetées à la surface, faisant dialoguer leur fiction avec des fragments de témoignages réels… jusqu’à ce que le bloc fonde et que le double resté au pays reçoive un courrier. Il va devoir disparaître, d’une façon ou d’une autre. »

Le jury a été particulièrement touché par « une esthétique de l'indifférence », que l'artiste se réapproprie, construite « avec beaucoup de justesse et de sincérité ». Il a salué le regard que porte le film sur « l'état mental de nos sociétés », à travers « le point de vue d'un personnage camouflé, à la fois sans accent et peinant à construire ses phrases ». Le jury a enfin souligné « la dimension expérimentale de l'œuvre, traversée par un monde chamanique et la figure du dibbouk, qui lui confère une sensibilité singulière. ».

Né en 1998 à Omsk (Russie), Aleksandre Zharaya (il/lui) vit et travaille dans le Nord de la France. Son travail mêle arts visuels, écrits et cinéma. Au centre de son processus de création se trouve la construction des fictions politiques, familiales et historiques, ainsi que les figures qui en hantent les marges.

Il reçoit 5 000 € et bénéficiera d’une présentation dédiée sur les cimaises de l’ADAGP, accompagnée soit d’un texte critique, soit de prises de vue de son travail.


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