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L'impression 3d

07/07/2014
L'impression 3d

L’impression 3D devrait révolutionner d’ici 2020 un très grand nombre de pratiques et d’usages. Le secteur des arts graphiques et plastiques est concerné au premier chef, et dès à présent.

Il n’y a rien de plus facile que de récupérer sur internet des modèles 3D représentant des sculptures, des œuvres de design ou des créations des arts mobiliers. Ces modèles peuvent ensuite être modifiés, enrichis, incorporés à d’autres créations, avant d’être imprimés au moyen d’un matériel dédié (aujourd’hui encore assez coûteux) ou en recourant aux services d’un tiers (des lieux de rencontre et de partage – les « FabLabs » - fleurissent aujourd’hui un peu partout dans le monde). Des services internet d’impression à la demande permettent même d’obtenir en quelques jours un objet sur mesure, l’utilisateur pouvant choisir la taille, la couleur et le matériau (plastique, résine, alumide, argent massif, cire ou même chocolat !).

Ces technologies, en plein essor, constituent tout à la fois une menace et une opportunité pour les artistes. Une menace, parce que les œuvres des plasticiens risquent d’être touchées d’ici quelques temps par une nouvelle forme de « piratage », sous la forme d’objets physiques et non plus seulement d’images numériques. Mais c’est aussi une opportunité pour les artistes, qui pourront bientôt réaliser des tirages à bas coût en résine ou en bronze (les imprimantes 3D pouvant imprimer des objets en cire, immédiatement exploitables pour une fonte).

L’ADAGP a d’ores et déjà engagé le dialogue avec les principaux acteurs concernés pour mettre en place des mesures permettant de lutter contre les exploitations non autorisées mais aussi d’établir les modalités de rémunération des auteurs, que ce soit sur le terrain du droit exclusif ou de mécanismes de licence légale tels que la rémunération pour copie privée.