You are here

Les Révélations ADAGP 2018

En partenariat avec divers acteurs culturels, l’ADAGP remet chaque année des Révélations aux jeunes talents repérés par un jury d’artistes et de personnalités de l’art. Les disciplines artistiques représentées sont aussi diverses que le répertoire de l’ADAGP : arts plastiques, livre d’artiste, livre jeunesse, bande dessinée, art urbain et art numérique – art vidéo.

À travers chacune de ces Révélations, l’ADAGP réaffirme son souhait d’encourager et de soutenir la création émergente. Les lauréats, célébrés lors de la grande soirée de remise des prix, reçoivent chacun une dotation de l’ADAGP et leurs portraits filmés par Arte et diffusés sur le site d’Arte Créative.

En 2018, les jury, coprésidés par les artistes Philippe Ramette et Elizabeth Garouste, a remis 5 Révélations et 2 mentions spéciales:

 

  

Dans le cadre du 63e salon de Montrouge, l’ADAGP a distingué l'installation d'Odonchimeg Davaadorj : Amidral (2015-2018). Les membres du jury, Mélanie Bouteloup (directrice Bétonsalon & Villa Vassilieff), Françoise Monnin (rédactrice en chef d’ARTENSION) et les artistes Carole Benzaken, Kenny Dunkan (lauréat Révélation Arts Plastiques 2015) et Kokou Ferdinand Makouvia (lauréat Révélation Arts Plastiques 2017), ont tenu à distinguer "une œuvre très riche qui s’inscrit dans l’histoire de la figuration récente, avec pertinence, aux côtés des recherches de Louise Bourgeois et Marlène Dumas".

Une mention spéciale a également été décernée à Garush Melkonyan pour son installation vidéo « Just the four of us » (2018).

 

  

Benoit Fougeirol a conquis, avec son livre Zus, le salon MAD, ainsi que le jury composé  d'Ingrid Luquet-Gad (journaliste et critique d'art), de Julie Pellegrin (directrice de La Ferme du Buisson) et d'Anne-Sophie Tritschler (lauréate de l’édition précédente).

 

Le jury a remarqué « le renouvellement de l’approche de la représentation de la banlieue ». Il salue « la forme très aboutie qui permet au lecteur d’explorer ces territoires (les Zones Urbaines Sensibles) à travers le regard du photographe, multiple, non autoritaire. Une réalisation en adéquation entre le fond et la forme qui permet une libre configuration et de sortir du déterminisme du lieu. C’est un livre à lire, à feuilleter, à déplier, à afficher, bref, à découvrir alors même que tout est volatile ».

 

La Révélation ADAGP / Quai des Bulles vise à valoriser et à encourager le travail des jeunes auteurs de bandes dessinées. Le jury composé de Pili Munoz, directrice de la Maison des auteurs d’Angoulême, Etienne Davodeau, auteur, de Néjib, auteur et lauréat 2016, de Robin Cousin, auteur et lauréat 2017, et de Jean-Christophe Ogier, journaliste spécialisé BD à France Info, a tenu à distinguer Aniss El Hamouri pour Comme un frisson paru aux éditions Vide Cocagne.

Le jury a salué ce « récit contemporain où le rapport à la violence est traité avec intelligence et énergie. Tous les personnages sont incarnés, complexes. C’est un portrait très juste de ce que peuvent vivre certains jeunes adultes d’aujourd’hui. Le trait vif d’Aniss El Hamouri illustre efficacement cette dérive de la fragilité vers la violence ».

 

Pour remettre la Révélation Art numérique – Art vidéo, l’ADAGP s’associe avec Le Fresnoy - Studio national, à Tourcoing, à l’occasion de l’exposition « ¨Panorama 19 ". Elle est le rendez-vous annuel de la création au Fresnoy, présentant les œuvres réalisées par les étudiants et artistes professeurs invités du Fresnoy durant l’année 2017-2018 : installations numériques, vidéo, sonores, sculptures, photographies, performances, etc.

Le jury composé de José Manuel Gonçalves, directeur du CENTQUATRE, de l’artiste Miguel Chevalier,  de Fabien Simode, rédacteur en chef du magazine L’œil et des lauréates des éditions précédentes Régina Démina et Randa Maroufi, a tenu à distinguer Ismaël Joffroy Chandoutis pour Swatted .

Le jury a également souhaité décerner une mention spéciale à Thomas Garnier pour son installation intitulée Cénotaphes.

 

L’ADAGP poursuit son soutien à l’art urbain, en partenariat avec le Palais de Tokyo. Le jury composé de l’artiste Ernest Pignon Ernest, de Yoann Gourmel (curateur au Palais de Tokyo), de Nicolas Gzeley (journaliste), de Paul Loubet (lauréat de la Révélation Art urbain 2017), ainsi que du rapporteur Hugo Vitrani,  a tenu à distinguer Vincent Glowinski :

Le jury a souhaité saluer son processus performatif : « Au-delà de l’esthétique qu’il propose, son parcours démontre une grande implication physique. Vincent Glowinski est un marginal dans le graffiti et plus largement dans le street art. Suspendu dans les airs ou accroché au bout d’un fil, ses performances s’apparentent à une chorégraphie ».