You are here

Les Révélations ADAGP

En partenariat avec divers acteurs culturels, l’ADAGP remet chaque année des Révélations aux jeunes talents repérés par un jury d’artistes et de personnalités de l’art. Les disciplines artistiques représentées sont aussi diverses que le répertoire de l’ADAGP : arts plastiques, photographie, design, livre d’artiste, bande dessinée, art urbain et art numérique – art vidéo.

À travers chacune de ces Révélations, l’ADAGP réaffirme son souhait d’encourager et de soutenir la création émergente. Les lauréats, célébrés lors de la grande soirée de remise des prix, reçoivent chacun une dotation de l’ADAGP et leurs portraits filmés par Arte et diffusés sur le site d’Arte Créative. 

En 2017, le jury, coprésidé par les artistes Hervé Di Rosa et Elizabeth Garouste, a remis 7 Révélations :

 

   

La Révélation Design été attribuée à Samuel Hackwill pour son oeuvre Les Forêts peuvent bien muter, à l’occasion de la 10e Biennale Internationale Design Saint-Etienne.

Le jury de sélection, composé de l’artiste designer Matali Crasset, de Marion Vignal (journaliste et auteur) et de Juliette Pollet (responsable Design et Art décoratif au CNAP), a salué les qualités prospectives et la prise de risque de Samuel Hackwill avec ce jeu de société en réseau subversif. « Sa démarche reflète la juste place que doit occuper un designer qui n’est pas un artiste isolé dans sa tour d’ivoire mais un chef d’orchestre, un coordinateur qui impulse des méthodes de travail collaboratives et itératives ».

Le jury a voulu distinguer l’engagement de Samuel Hackwill qui, en tant qu’artiste, s’est saisi des questions politiques avant qu’elles n’échappent aux créateurs.

 

 

  

Dans le cadre du 62e salon de Montrouge, l’ADAGP a distingué les oeuvres de Kokou Ferdinand Makouvia : J’ai gardé le réflexe et Azikpuivi (2016). Les membres du jury, Mélanie Bouteloup (directrice Bétonsalon & Villa Vassilieff), Françoise Monnin (rédactrice en chef d’ARTENSION) et l’artiste Barthélémy Toguo, ont apprécié l’ambition et la nature contemporaine des moyens mis en en œuvre par l’artiste, la réalisation très aboutie des œuvres présentées, la cohérence et l’actualité de son propos. « Ferdinand Makouvia Kokou a voulu exprimer avec force l’idée de sortir de la tradition et de casser le poids de l’histoire. Il interroge les notions de seuil et de passage. Sa sculpture fait geste, elle exprime à la fois la révolte et la réflexion » a déclaré le jury, séduit par cette « vision plastique des frontières » remarquable.

 

 

  

La jeune Anne-Sophie Tritschler a conquis, avec son livre Maison du Roi, le salon MAD, ainsi que le jury composé de Martine Aballéa (artiste plasticienne) et Antoine de Galbert (Président de la Maison rouge). Ce dernier n’a pas manqué de louer « la dimension romanesque de cette oeuvre à tiroirs, dont le contenu social, sans misérabilisme, fait écho à la réalité contemporaine » ni de souligner « la richesse et la diversité du contenu de cette oeuvre, véritable cabinet de curiosité, qui met en regard des documents de sources diverses : archives, textes, cartes postales, photographies… Un livre d’artiste avec un vrai travail plastique, qui a su se démarquer par le soin quasi artisanal apporté aux détails, et sa réalisation très aboutie ».

 

 

 

La Révélation ADAGP / Quai des Bulles vise à valoriser et à encourager le travail des jeunes auteurs de bandes dessinées. Le jury composé de Pili Munoz, directrice de la Maison des auteurs d’Angoulême, Etienne Davodeau, auteur et Jean-Christophe Ogier, journaliste spécialisé BD à France Info, a tenu à distinguer Robin Cousin pour Le Profil de Jean Melville aux éditions Flblb :

« L’histoire tient de l’enquête policière et de la réflexion philosophique. Au cœur de ce polar de province – petite ville, petits personnages, petites vies, se noue un drame aux enjeux majeurs et planétaires. Rien de moins que la révolution numérique, et la manière dont celle-ci pèse, de plus en plus, sur notre quotidien et nos choix.

L’air de rien, avec un art consommé du décalage efficace, sans jamais être démonstratif, Robin Cousin fait le procès des fameux algorithmes qui scrutent, analysent et façonnent les comportements des utilisateurs de moteurs de recherches et autres réseaux sociaux : peu ou prou, nous tous.

Le dessinateur de 33 ans, qui avoue une passion pour la science, entreprend de raconter la modernité de l’époque avec un dessin très simple, faussement innocent. L’actualité des thèmes s’accommode fort bien de ce traitement graphique, choix assumé d’un classicisme franco-belge renouvelé. Ici, la vie se déroule en noir et blanc, en dégradé de gris pas très excitants ; les couleurs, volontairement artificielles, sont réservées au monde parallèle des données et contenus virtuels.

En conséquence de quoi, quand vous aurez refermé cette bande dessinée de 200 pages, vous y réfléchirez à deux fois avant de vous connecter à un écran ».

 

 

 

Pour remettre la Révélation Art numérique – Art vidéo, l’ADAGP s’associe avec Le Fresnoy - Studio national, à Tourcoing, à l’occasion de l’exposition « ¨Panorama 19 - Roman » (23 septembre - 31 décembre). Elle est le rendez-vous annuel de la création au Fresnoy, présentant les œuvres réalisées par les étudiants et artistes professeurs invités du Fresnoy durant l’année 2016-2017 : installations numériques, vidéo, sonores, sculptures, photographies, performances, etc.

Le jury composé de José Manuel Gonçalves, directeur du CENTQUATRE, de l’artiste Miguel Chevalier et de Fabien Simode, rédacteur en chef du magazine L’œil, a tenu à distinguer Léonard Martin pour Echappée guère : « A travers cette pièce, Léonard Martin a imaginé une sculpture en bois, qui prolonge le geste de James Joyce de manière contemporaine : mettant en scène le récit de Joyce, c’est une œuvre qui ne se finit pas. Le dialogue entre le matériel plastique et le support numérique est remarquable, apportant un éclairage particulier à l’ensemble. Ici le numérique est un outil au service de l’artiste et non une fin en soi. Cette œuvre ludique prend le contrepied des idées reçus sur l’art numérique. Elle se place dans la lignée du Fresnoy ; elle est une synthèse parfaite des problématiques actuelles d’un plasticien. »

Le jury a également souhaité décerner une mention spéciale à Marie Lelouche pour son installation intitulée Blind Sculpture.

 

 

 

2017 voit la deuxième édition du Prix LE BAL de la Jeune Création, fruit d’un partenariat entre LE BAL et l’ADAGP pour encourager les talents émergents de la photographie/vidéo.

Cette année le jury présidé par Diane Dufour, directrice du BAL, est composé de : Hugues Aubry, mécène ; Alain Bublex, artiste ; Léa Bismuth, commissaire d’exposition indépendante ; Élizabeth Garouste, artiste et designer ; Régine Hatchondo, directrice générale de la création artistique, Ministère de la Culture ; Valérie Jouve, photographe ; Rebecca Larmarche-Vadel, Palais de Tokyo et Thomas Schlesser, directeur de la Fondation Hartung-Bergman. Ils sont tenu a saluer le travail de Yasmina Benabderrahmane, pour son projet À bras le corps exposé au BAL à l’automne 2019 et accompagné d’une publication.

 

 

 

L’ADAGP poursuit son soutien à l’art urbain, en partenariat avec le Palais de Tokyo. Le jury composé de l’artiste Jean Faucheur, de la curatrice du Palais de Tokyo Adelaïde Blanc et du rédacteur en chef adjoint de Télérama.fr Olivier Granoux, accompagné par Hugo Vitrani qui en était le rapporteur, a tenu à distinguer Paul Loubet :

« Ce prix va permettre de découvrir un artiste actif mais peu visible : avec lui, on revient à la tradition de la peinture muraliste, mais elle est amenée ailleurs graphiquement, grâce à la qualité de sa création. Paul Loubet apporte une réelle originalité par l’innovation de son graphisme. C’est un acteur inclassable de la scène urbaine, il casse les codes du muralisme, joue avec les échelles et impose son univers très personnel, à travers un vocabulaire empreint de nombreuses références (jeu vidéo, tapisserie…). On peut voir en lui un artiste sous la lumière de Miró. C’est une vraie Révélation. »

Le jury a par ailleurs souhaité remettre une mention spéciale à l’artiste Roti.